Un coup de coeur, une paire de chaussures Martin Sallières
Juste l’image d’une paire de chaussures. Vue sur Instagram, un soir, sans rien chercher de particulier.
Des talons noirs et blancs, une belle paire de chaussures, comme une sculpture, ou une sculpture sous forme de chaussure. Il semble danser. Il a des formes. Ni droit ni arrondi, tout en courbes lisses, comme dessiné d’un seul geste. Sur le dessus de la chaussure joue un cuir blanc, tacheté ici et là de rouge, de jaune, de bleu, de vert : un peu comme les éclaboussures qu’une peintre laisse sur sa blouse avant même d’attaquer la toile. Et puis on regarde de plus près, et les taches prennent forme : ce sont de minuscules animaux, un lapin qui court, un oiseau qui se pose, on ne sait plus très bien, disséminés dans le cuir comme une ménagerie qu’on aurait oublié d’y ranger. Le bout n’est ni carré ni rond. Un peu des deux, finalement. Et le décolleté ? Difficile de savoir où donner de la tête, ou du pied. Disons qu’il a cette finesse-là, celle qui est pensée pour magnifier ce qu’elle dévoile. Le designer me pardonnera : ma description n’est pas à la hauteur de la beauté de la chaussure.
Moi, elle me fait rêver. Je m’imagine partir dîner, confortable, légère. Cette paire de talons, pour mon âme d’enfant, c’est une rencontre entre Alice au pays des merveilles et Cendrillon. Peut-être Cendrillon au pays des merveilles, tout simplement.
L’Homme derrière le geste
Cette chaussure a un nom, et ce nom est aussi celui de son créateur : Martin Sallières.
Avant de dessiner pour lui-même, Martin Sallières a passé près de dix ans dans le conseil, au cœur de l’industrie du luxe, à observer, comprendre, affiner un œil déjà exigeant. Puis il a fondé sa propre marque, comme on ouvre un espace rien qu’à soi : un endroit où être méticuleux jusqu’à l’obsession, où tester des idées qui, sur le papier, ne semblent avoir de sens pour personne d’autre que lui. C’est justement de cela qu’il s’agit, du papier.
Car tout commence par un dessin. Un simple croquis, jeté vite, qui ne capture qu’une intuition de forme sans jamais s’enfermer dans un résultat. Martin Sallières le raconte lui-même : depuis qu’il tient un crayon, il remplit des carnets, des tickets de caisse, des feuilles volantes, pas toujours avec un but précis, mais toujours avec cette même curiosité. Sa marque, c’est l’endroit où certains de ces dessins trouvent enfin une forme, un cuir, un talon.
Il y a quelque chose de touchant dans cette idée. On ne voit jamais le geste qui précède l’objet fini : la ligne hésitante, la marge raturée, la silhouette encore incertaine sur un coin de page. Et pourtant c’est bien là que tout commence, dans ce moment fragile où une chaussure n’existe encore que comme une intention, une esquisse au crayon avant d’être un talon qui danse.
Du croquis à la paire : l’artisanat au service du confort
Pour donner vie à ces croquis, Martin Sallières fait appel à des artisans. Un savoir-faire, une technique. Cette fusion entre un imaginaire exigeant et l’artisanat donne des paires de chaussures qui invitent, non seulement à les porter, mais à les vivre, à les faire vivre. Nous n’avons pas vu les pièces en vrai, mais ces chaussures sont comme une invitation au confort. Un soulier qui semble pensé pour accompagner toutes les occasions, et conçu pour durer dans le temps.
Qu’est-ce qui peut rendre une paire de chaussures durable ? Une paire qui conquiert notre cœur par son caractère, ou notre pied par son confort et sa qualité, a toutes les chances de nous accompagner longtemps dans notre vie.
Martin Sallières amène une dose de fraîcheur et d’inspiration dans le monde de la chaussure.
Une marque de chaussures française à suivre.


Le fin mot de Lucas
Au-delà de la poésie du geste et du coup de cœur esthétique, jetons un œil plus pragmatique sur la marque et son offre.
Martin Sallières a fait ses débuts sur le marché avec deux premiers modèles phares : la Heel Drop Racer et la Heel Drop Sandal, proposées au tarif de 295 €, un positionnement accessible pour du soulier de créateur alliant design affirmé et fabrication artisanale.
Pour découvrir la collection actuelle et commander, la marque dispose de son propre site e-commerce. Pour celles et ceux qui préfèrent essayer avant d’adopter, Martin Sallières est également présent dans une boutique partenaire en France :
- Solar, à Montpellier.
Ce que réserve la suite :
La marque ne compte pas s’arrêter là. Lors de la dernière Fashion Week, Martin Sallières a dévoilé les contours de sa future collection pour les saisons AW26 et SS27. Au programme : l’arrivée d’une nouvelle paire de talons, d’une déclinaison en mules, mais aussi de nouveaux coloris, dont une version à pois très attendue de la Heel Drop Racer. Autre nouveauté remarquée : un modèle inédit arborant une tige full black et une semelle plus épaisse qu’à l’accoutumée, affirmant une silhouette plus urbaine et structurée.









