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Marchillsocks, des chaussettes Made In France écoresponsable et éthique

Notre discussion avec Léo Billet-Simon, fondateur de Marchillsocks :

Peux tu nous dire qui tu es et nous raconter ton parcours ?

Je m’appelle Léo Billet-Simon, j’ai 36 ans et je suis originaire de Roanne dans la Loire. J’étais ostéopathe en profession libérale pendant 15 ans où j’ai créé un centre de soin pluridisciplinaire et j’ai tout vendu avant le confinement. A la suite de ça, je ne savais pas du tout ce que j’allais faire. J’ai sauté un peu dans le vide et j’ai fait un bilan de compétence qui n’a strictement rien donné. Je me suis posé les vrais questions sur ce que j’aimais dans la vie.. et entre le fait que j’aime les années 70, j’aime la musique, j’aime la Californie, j’aime le sport, j’aime la mode et j’aime mon fils. Je me suis donc dit : Qu’est ce que je pourrais créer autour de tout ça ?.. Et en est venu la véritable chaussette de tennis McEnroe de ces années. Parce qu’elle regroupe à la fois le sport, la Californie, l’homme, la femme et l’enfant car tout le monde en porte. C’est donc venu uniquement au feeling et au ressenti. 

Est ce que l’idée d’une marque de vêtement te trottait dans la tête depuis longtemps ? 

Mes grands parents étaient dans le textile parce que Roanne est une ville qui a une place importante dans ce secteur. Ils étaient chef d’atelier chez Devernois, une marque de prêt à porter féminin. Mais moi je n’y connaissait rien. Mais c’est vrai que comme tout le monde, vers l’âge de 17-18 ans, j’y ai pensé mais ce n’était à l’époque pas un vrai projet mais plutôt un rêve cool. 

Quelles sont tes inspirations ? 

J’aime l’univers des années 70. Bien sûr, je n’y ai pas vécu, mais au travers de la musique, des films, mais surtout par rapport à ce que me racontaient mes parents, j’ai l’impression que c’était une autre époque, une autre vie. Et au vu du contexte actuel, je me dis qu’il y’avait moins de soucis, et ce sont des années qui me font beaucoup rêver sur certains points. Bien sûr je suis conscient que ces années avaient leurs problèmes aussi. 

Pour la petite histoire, les premières chaussettes que j’ai faites, je les ai dessinées sur des bouts de papier que j’ai gardé, avec des logos et des dessins sur des post-it !

Léo Billet-Simon

Comment choisis tu tes chansons ?

Nous avons des références musicales qui vont de Gainsbourg à Bob Marley, en passant par Tupac… l’univers musical est très vague. Moi, j’adore la musique et j’écoute vraiment de tout et depuis tout petit grâce à mon père qui est musicien et brocanteur. Donc je baignais dedans depuis mon enfance, et forcément, il a une préférence pour les années 70.

Pour les choix, ce sont des musiques qui m’ont fait vibrer, qui m’ont fait ressentir quelque chose et qui sont assez connues, pour parler au plus grand nombre. Mais mon but ce n’est pas de choisir ce qui est connu de tous puisque mon objectif est qu’il y ait un échange culturel intergénérationnel entre parents et enfants par exemple. Le but c’est qu’un enfant de 4 ans puisse dire à son papa, c’est quoi « Mister Gainsbarre »… c’est quoi «Les Mots Bleus » et que cela découle sur un échange autour de tout ça. 

Pour la petite histoire, les premières chaussettes que j’ai faites, je les ai dessinées sur des bouts de papier que j’ai gardé, avec des logos et des dessins sur des post-it ! J’ai envoyé cela à l’entreprise de fabrication, et heureusement je suis tombé sur une personne à l’écoute qui a adoré le projet, le concept, et ses valeurs et voici où nous en sommes. 

Est ce que c’était important pour toi de développer ta marque autour de la notion de développement durable ? Pourquoi ? 

Aujourd’hui je pense que c’est important, oui, mais limite obligatoire. Pour moi, je ne conçois pas qu’on puisse encore faire des choses avec des tonnes de plastiques, beaucoup d’emballages. C’est peut être dû au fait d’avoir un enfant, donc je pense plus à l’avenir, c’est certain.

Je suis attaché au made in France, et à Roanne, nous avons un savoir faire énorme. Je souhaite que ma marque respecte la qualité et les conditions de travail des gens qui fabriquent les produits Marchillsocks. Je ne peux pas faire un produit familial avec des pointures enfant sachant pertinemment que potentiellement, il y a un enfant de 10 ans qui fabriquent ces produits. Utiliser un circuit court, et produire à côté de chez moi, c’est m’assurer que les travailleurs aient des conditions de travail optimales, qu’on respecte le savoir faire qu’on a acquis, et aussi un respect de l’environnement.  Mais il y a aussi des limites. Par exemple, il n y a pas de production de coton en France. L’objectif c’est de faire au mieux, et de prendre toujours au plus près. 

La marque propose aussi des sweats et des bonnets fabriqués en circuits courts à moins de 10 km de chez moi. Le tissu est tissé en France à partir de bouteilles plastiques recyclées. Les bonnets sont faits à Roanne, 70 % en laine, à partir de tissus recyclés et de chutes de tissus français. Tous est fait ici, de la confection à la broderie et je m’occupe du graphisme des chaussettes Marchillsocks.

Est ce que pour une jeune marque comme Marchillsocks, il est plus difficile de proposer des articles écoresponsables et fabriqués en France ? 

C’est sûr que produire en France, produire écoresponsable, c’est plus cher que produire sans respecter la qualité de travail des gens et produire à l’étranger. Mais aujourd’hui, je privilégie ces valeurs au coût de fabrication. 

A travers Marchillsocks tu promeus des valeurs sociales également avec l’association Flexi Family, est-ce que tu peux nous en parler un peu ?

Je tenais à reverser une partie des bénéfices à une association qui fait découvrir le respect de l’environnement et les sports de glisse à des enfants d’univers sociaux différents. On fait partir des enfants qu’ils soient en situation de handicaps, issus de milieu précaire ou non, c’est à dire des enfants qui ne se serait peut-être jamais rencontrés dans leur vie, et qu’ils créent ensemble, un lien social entre eux, et découvrent ensemble l’univers des sports de glisse. Les valeurs de la Flexi Family sont vraiment en résonance avec ce que nous faisons.

On te retrouve en ligne sur ton site et également dans 9 boutiques, c’est bien ça ?

J’ai commencé à démarcher les boutiques à la sortie du confinement, plus précisément le 18 juin jusqu’au deuxième reconfinement. Je suis très content d’avoir pu trouver autant de boutiques en France en si peu de temps. Les produits Marchillsockssont donc présents dans des boutiques à Roanne, à Lyon, à Carpentras, à Quimper… Pour les fêtes de Noël, les produits seront disponibles dans les Galeries Lafayette Haussmann à Paris. Ce qui est tout simplement extraordinaire pour une jeune marque comme Marchill qui a vraiment commencé il y a 5 mois. C’est hyper positif tout ça !
De plus, il y a le site internet Marchill où il est possible de retrouver les produits que nous proposons. 

Quelle suite pour Marchillsocks ?

En réalité, pour Marchill, je voulais me rapprocher des 5 sens.  Et j’y suis arrivé. J’ai la vue avec le design du produit, le toucher avec la qualité du produit, l’ouïe avec les références musicales, l’odorat parce que quand je les envoie, les produits sont parfumés avec des huiles essentielles. Et pour les fêtes, j’ai un packaging en boite à Cheeseburger pour les chaussettes. Les sweats et les bonnets sont dans des boites à pizzas qui sont en carton recyclable fait en France aussi. De plus, au delà des nouveaux modèles pour les fêtes de Noël, Marchillsocks propose des chaussettes de Ski.

As tu envisager de collaborer avec d’autres marques ou avec des artistes ?

Oui, c’est envisageable et envisagé. Actuellement, la marque a des ambassadeurs dans différents domaines. Nous travaillons avec des surfeurs, des skateurs, des joueuses de l’équipe de France de Basket, des tatoueurs, des artistes… Mais ce serait top, par la suite de faire des capsules avec des artistes en particulier. 


Merci à Léo Billet-Simon, fondateur de Marchillsocks, de nous avoir accordé cet interview. Rendez-vous sur leur site internet et en boutiques pour vous munir de superbes chaussettes ou en faire cadeau !

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