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Clarté Paris, l’art de revisiter le kimono traditionnel japonais

bannière Clarté Paris

Découvrez Clarté Paris, une jeune marque de créateur qui revisite le fameux kimono traditionnel japonais ! Fondée par Clara et Robin, cette marque place au premier plan l’esprit couture français à la perfection. Bonne découverte !


Hello Robin ! Est ce que tu pourrais donc nous parler, dans un premier temps, de toi, de vous ainsi que de vos parcours respectifs ? En soit, reprendre brièvement ou plus longuement l’histoire qui vous a mené à la création de Clarté ?

Bien sûr, donc je vais commencer par Clara qui est la directrice artistique et couturière du projet !

Pour sa part, elle a fait une école de mode : Esmod, sur Paris. Pendant ses quatre années d’études, elle a pu faire des stages pour découvrir le métier. Ensuite, pour parfaire ses connaissances, elle a fait le Master of Science de l’EM Lyon pour en apprendre davantage sur la dimension business. A la suite de ceci, elle a eu l’opportunité de faire son stage en tant que coordinatrice de collection chez Louis Vuitton. Pour faire court, elle s’occupait de toutes les collections de prêt-à-porter Femme. C’était un métier très difficile, que ce soit en terme de volume horaire que de charge de travail.

Photographe: @louisebaigneres
Styliste: @clarabaigneres
Modèle: @robin_bolcato
Clarté Paris

Quant à moi, j’ai vraiment une dimension purement business au vu de mes études. Après mon bac, j’ai voyagé un an aux États-Unis pour apprendre l’anglais. J’ai enchainé ensuite par un bachelor à l’Edhec Nice où j’ai pu réaliser divers stages. Dès ma troisième année, je me suis tourné également vers le luxe et j’ai pu travailler chez Givenchy en global retail training. C’était également très intense ! A la suite de ceci, je suis parti faire le même Master of Science que Clara et c’est donc là-bas qu’on s’est rencontré.

Le confinement est ensuite arrivé… chacun de notre côté, on a mené nos projets et Clara s’est remise à la couture après une pause de deux ans. A la fin de cet aparté, on s’est vu et elle m’explique alors qu’elle a fait un shooting et qu’elle a travaillé sur du kimono japonais. Et là… Je me suis dit « Whouah j’adore !!! ». 

C’était une époque où on souhaitait se remettre sur le marché de l’emploi, mais en voyant ses prototypes, j’ai tout de suite cru en son projet ! Du coup, on s’est lancé ! 

Top ! Ça s’est fait finalement assez naturellement ! Et que signifie donc « Clarté » ? Est-ce que ça a une signification particulière à vos yeux ?

De base, l’entreprise qu’on souhaitait développer s’appelait « Some Creative Minds ». On était donc là pour recueillir et former les esprits créatifs.

Finalement, on s’est lancé dans ce projet de marque de kimonos upcyclés en partant sur le nom « Upside Down ». Pourquoi ce nom ? Si on regarde notre logo : il y a cette idée de dualité car Clara a une soeur jumelle mais aussi, car j’ai un frère jumeau, puis nous sommes deux ! 

Au final, ça faisait beaucoup d’anglais pour une marque française et c’est notamment ce qu’on nous disait. On a fini, après trois mois et un brainstorming plutôt concluant, par trouver « Clarté ». Tout bêtement, ça nous paraissait clair à ce moment là ! Ça faisait sens avec Clara mais c’est logique aussi vis-à-vis de notre transparence.

Effectivement c’est bien plus clair pour moi aussi ! Vous avez donc fait le choix, comme tu le disais, de développer Clarté autour de la notion d’upcycling. C’était comme une évidence, autant pour Clara que pour toi ?

C’était bien notre premier choix effectivement ! 

A vrai dire, on estime qu’on est pas encore allé très loin dans l’upcycling. A l’heure actuelle, on reste encore sur le kimono japonais de base et cette idée de Clara lui est venue naturellement en chinant dans des friperies.

D’un point de vu écologique, c’est pour nous une évidence. Il existe tellement de vêtements finis déjà existants qu’on ne voit pas l’utilité de gaspiller à nouveau de l’énergie.

Ce retravail du kimono lui est venu par hasard ou entretenait-elle un rapport particulier à ce tissu ou encore à la culture nippone ?

Pour commencer, je peux dire que cette attirance est particulièrement liée au tissu en lui-même. Il y a quelque chose de très beau avec énormément de travail derrière ces pièces. 

De prime abord, il n’y avait pas vraiment de liens entre nous et le kimono, on a appris à le découvrir et à l’aimer. On bénéficie en même temps donc de très longs métrages de tissus mais aussi de couleurs sublimes et de broderies incroyables.

En effet, on est généralement sur des couleurs assez phénoménales ! Tu m’as parlé de la logique de l’upcycling, est-ce que faire une marque « écoresponsable » était un souhait ? 

Je ne dirais pas qu’on a fait une marque écoresponsable pour en faire une, c’était simplement une évidence, une normalité.

Les longs métrages de tissus des maisons de luxe ou encore la fast-fashion, c’est révolu. 

Pour ma part, j’espère que la mode tend en ce sens. Ça fait presque 30 ans qu’on parle de l’upcycling, ça semble se normaliser de plus en plus et c’est une bonne chose !

Tout à fait ! On peut lire sur votre site que Clarté a pour projet de promouvoir l’esprit couture française. Cette volonté viendrait-elle de vos passages respectifs dans de grandes maisons ? Des marques qui, elles aussi, prônent un certain savoir-faire.

La tendance streetwear qui est très en vogue actuellement, ce n’est pas vraiment notre « dada ». 

On est beaucoup plus dans l’esprit Paul Poiret à ses débuts, où il recevait ses clientes une par une, s’occupait de leurs retouches, etc…

A notre échelle et sans aucune prétention, on aime chérir nos clientes avec l’un de nos services qui est le sur-mesure. C’est notre manière de rendre hommage à ce savoir-faire, ce savoir-être que pouvaient prôner des couturiers tels que Paul Poiret, Hubert de Givenchy ou encore Cristobal Balenciaga. 

Merci pour la transition ! Donc votre concept tourne autour de trois gammes : le prêt-à-porter à partir du kimono long, le demi-mesure et le sur-mesure.

Exactement ! Concernant le sur-mesure, il est réservé à nos clientes proches et c’est un service qui prend énormément de temps. 

Le demi-mesure prend déjà moins de temps et correspond à de la retouche de vêtements de prêt-à-porter, tout en sachant qu’on est en capacité de déconstruire entièrement un vêtement. 

Pour le prêt-à-porter, on peut tout de même aller jusqu’à 6h de confections pour une blouse donc ce n’est pas rien !

En effet ! Cependant, vous proposez un vestiaire très varié ! On retrouve des accessoires, des bas, des blazers ou encore des chemises, des robes, etc… et ça me parait être plutôt unisexe en globalité.

Effectivement ! De nos jours, je considère que toutes les pièces sont unisexes.

Il est vrai que certains vêtements plairont davantage aux femmes et d’autres aux hommes, mais si c’est ta taille, tu peux tout porter. 

Et elles sont toutes disponibles sur votre site internet ?

Tout n’est pas visible sur le site internet. En réalité, on garde un stock pour nos showroom et nos pop-up store. Ils sont au nombre de 4 par ans et concernant les dates : un en mars pour le printemps, un second en juin pour l’été, un autre en septembre pour l’automne et un dernier en décembre pour l’hiver.

Donc les dernières pièces prévues pour le 20 mars dernier ne seront pas disponibles en ligne.

En effet, on est pas particulièrement friand des réseaux sociaux donc on préfère rencontrer nos clientes en vrai.

Ça permet d’avoir une réelle expérience ! Tu veux nous en parler de la dernière collection ?

On a essayé de travailler sur les volumes, sur le chic mais aussi sur cette vision de la femme forte et de l’homme fort, sans négliger l’originalité.

Maintenant, il faut donc attendre juin pour vous retrouver en showroom ! Sinon, ça se passe sur votre site ! 

C’est bien ça ! Rendez-vous sur https://shop-clarteparis.fr/, et pour rien ne rien louper c’est clarté_paris sur Instagram !

Merci à Clara et Robin pour cette interview !

On vous invite à découvrir l’univers de Clarté sur leurs réseaux ainsi que sur leur site !

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