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Simplifier, une marque unisexe où qualité et minimalisme se rejoignent

bannière Simplifier Interview

Découvrez une nouvelle marque française fondée par Christophe Nguyen. Entre coupes modernes et minimalisme, Simplifier se fait pas à pas une place dans le paysage francilien ! Bonne lecture !


Voici l’interview Simplifier Paris !

Bonjour Christophe ! On se retrouve quelques mois après la sortie de Paris Country Club, un thème nouvellement exploité chez SIMPLIFIER, ta marque de vêtement…

Exactement ! C’était le thème de cette « collection », même si je n’aime pas parler de collections à proprement dit. 

Avec SIMPLIFIER, on se concentre principalement sur un produit et c’était ici l’occasion de shooter dans un lieu spécial qui reflète bien l’état esprit que je souhaite donner à la marque.

Avant de parler davantage de celle-ci, est-ce que tu pourrais revenir brièvement sur ton parcours ?

Je m’appelle Christophe Nguyen, j’ai 39 ans et ça fait maintenant près de 20 ans que j’évolue dans le prêt-à-porter où j’ai notamment pu travailler pour de nombreuses marques en tant que commercial.

En 2012, je crée la marque LES (ART)ISTS, dans un esprit beaucoup plus urbain et graphique.

On a pu travailler avec des magasins comme Colette, Selfridges, Luisa Via Roma, Hypebeast ou encore CLOT et Maxfield. La marque se concentrait davantage sur les t-shirts et les sweat-shirts,  et on eu la chance de faire de belles collaborations.

On peut citer les marques Umbro, Schott et K-way mais aussi des artistes comme Kenny Scharf et Damien Hirst !

Tu te lances finalement dans un nouveau défi à la suite du Covid et du premier confinement, c’est bien ça ?

Je pense qu’au fil des années mais également avec cet épisode de confinement, mes inspirations évoluent et j’ai voulu repartir sur un nouveau projet. Quelque chose qui correspond davantage à mes attentes actuelles et à mes inspirations personnelles.

Je ne voulais pas repartir sur le même modèle, c’est pour cela que j’ai choisi la chemise. C’est un produit propre à nous, fabriqué dans de belles matières au Portugal. Voilà simplement l’idée de départ !

Et tu tiens donc le nom, « SIMPLIFIER », de ce produit finalement…

On a appelé ça SIMPLIFIER car c’est une nouvelle histoire qui se veut minimaliste. D’où notre démarrage mono-produit ! Bien sûr, on ne pouvait oublier les touches sportswear !

Simplifier vient donc de cette volonté d’être minimaliste ?

Avec le confinement, je pense qu’il y a eu un vrai retour à l’essentiel. J’ai cherché un synonyme de minimalisme et je suis tombé sur « simplifier ». J’ai beaucoup aimé la définition de ce mot : « rendre les choses plus faciles, moins compliquées »

C’est aussi dans cette logique que la chemise est clean, sans gros détails, sans poches, sans la patte au milieu, et seulement avec un petit label pour qu’elle soit reconnaissable.

Pour cela, j’ai eu autant eu d’inspirations dans la mode que dans l’art ou l’architecture.

Tu as maintenant deux marques à ton actif et près de 20 ans à baigner dans l’univers de la mode. D’où te vient cette attirance pour ce milieu ?

Étant jeune, j’ai toujours été à fond dans le sport et principalement dans le football et le tennis.

Le premier m’a notamment inspiré pour LES (ART)ISTS avec laquelle, on a repris le code des noms et numéros inscrits dans le dos. 

Sur SIMPLFIER, on retrouve davantage l’esprit du Country Club avec le tennis, le golf, la piscine ou encore le bien-être. Ce sont des centres d’intérêts qui font partie intégrante de ma vie et donc, de l’univers de la marque. 


Si on porte un regard sur le vestiaire SIMPLIFIER, des chemises aux pièces plus sportswear, on remarque une réelle volonté de proposer quelque chose d’assez épuré…

Pendant deux ans, on est parti sur un mono-produit avec la chemise. Ensuite, on a finalement décidé de developper également une gamme d’essentiels de bonnes qualités.

Simplifier Shirt
source : Simplifier

Cet aspect plus sobre, comparé à ta première marque, te vient également d’une évolution personnelle ?

Bien sûr ! Je pense qu’à 40 ans, on ne s’habille pas forcément comme à 20 ou 25 ans.

Personnellement à l’heure actuelle, j’ai une consommation plus raisonnée. Je vais privilégier des pièces de qualité qui tiennent dans le temps. C’est comme cela que j’ai réfléchi SIMPLIFIER : proposer des basiques de bonnes qualités autour d’un univers que j’aime.

Avoir une pièce représentative comme la chemise, c’est quelque chose de plutôt singulier. Que représente t-elle pour toi ?

À mes yeux, c’est déjà une pièce élégante. Je voulais quelque chose d’à la fois intemporel et unisexe, et je pense que la chemise est un très bon point de départ.

Elle permet aussi bien de jouer avec les matières, les couleurs ou le fitting, tout en proposant une vision plus jeune. On a l’habitude des marques de chemises classiques, plutôt vieillissantes. Ici, on essaye de proposer une version à la fois sportswear et streetwear, en reprenant aussi des codes de la culture urbaine.

Je peux citer le camouflage realtree, la surchemise dans une version bomber ou doudoune et bien d’autres clins d’œil…

Tu as évoqué la volonté de refléter une vision plus jeune. Être une marque unisexe était une évidence ?

C’était une réelle volonté ! Clairement, je ne saurais pas dire si c’est simplement une tendance ou un fait réel, mais ça semble être un phénomène qui dure.

Par la coupe loose de la chemise, on s’est naturellement dirigé vers un modèle unisexe qui ne va pas forcément épouser les formes.

Très bien ! J’aimerais revenir sur le lieu du Paris Country Club. A quel point trouves-tu qu’il fait sens avec les pièces shootées ?

La marque a de grosses inspirations de la culture américaine.

A chaque pas de la marque, je souhaite vraiment affirmer encore davantage l’identité et le Country Club rime parfaitement avec le message de SIMPLIFIER. On prône à la fois l’élégance et le sportswear… j’irais jusqu’à dire que c’est même un lifestyle.

C’est un reflet de ton état d’esprit en quelque sorte… À la suite de cela, en juin, vous avez sorti « Chapitre 4 », tu veux nous en parler ?

Voilà, j’ai tendance à préférer le terme « chapitre » plutôt que parler de collections. J’essaye de sortir de ce système de la mode que l’on connaît aujourd’hui.

Je préfère proposer un vestiaire, un produit, un état d’esprit, à travers des chapitres qui reflètent mon quotidien, ce que j’aime.


A travers cet état d’esprit, tu portes deux messages : « Moins c’est plus » et « La qualité plutôt que la quantité ».

Effectivement, acheter mieux et moins, c’est une philosophie qui me plaît.

Si tu investis dans notre chemise en Oxford, tu portes un classique, certes revisité par nos soins mais qui ne sera pas démodée dans un an ou deux. Et cette dernière est tissée et fabriquée au Portugal, c’est un certain gage de qualité !

A titre personnel, je préfère mettre un peu plus dans un article fabriqué en Europe par des personnes respectées dans leur travail, qu’acheter tous les ans une chemise en fast-fashion.

Mettre en avant ces valeurs d’écoresponsabilité, de respect de l’environnement, c’est quelque chose de voulu ?

En réalité, pas vraiment. Je ne veux pas surfer sur cette vague mais ça restait tout de même un pré-requis au lancement.

Je pense qu’on est tous à peu près conscients que l’industrie textile est très polluante. C’est à chacun de prendre ses responsabilités… Je sais bien que tout le monde ne peut pas se permettre d’acheter une chemise à 125 euros… mais d’un autre côté, un t-shirt à 4 euros ce n’est pas normal !

C’est sur qu’il faut se rendre compte que quelqu’un en paie le prix derrière ! Pour en revenir à SIMPLIFIER, après une identité portée sur le sportswear avec le Paris Country Club, qu’est ce qui t’inspire pour la suite ?

On est entrain de développer de nouveaux articles dont un pantalon chino. Les casquettes en collaboration avec New Era suivent aussi cette idée, et on a des polos de rugby avec les Barbarians.

Le but est vraiment d’améliorer les produits existants et de compléter la silhouette actuelle, sans dénaturer l’identité développée. Si certains produits ne sont pas dans nos compétences, il est possible de faire des collaborations comme pour notre teddy avec Golden Bear.

Au même titre, pour compléter l’offre vous proposez des objets lifestyle comme une bougie par exemple.

Exactement ! Il y a aussi cette idée de créer un univers déco. La bougie en fait partie mais on a sorti également une couverture en cachemire ou une gourde par exemple.

Comment vois-tu le futur plus ou moins proche de la marque ?

A court terme, on souhaite accélérer notre distribution en collaborant avec des magasins multi-marques.

Dans un monde idéal, je verrais bien un magasin-concept lieu de vie sur Paris. Un endroit où on pourrait personnaliser sa chemise, l’accessoiriser, la broder, etc…

Merci Christophe pour cette interview. 

En attendant, retrouvez les pièces de la marque sur le site en ligne.


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