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Arkhé, un t-shirt solidaire, écoresponsable et Made in France

bannière arkhé

Découvrez Arkhé, une marque de « basiques pas si basiques » ! Cette jeune marque fondée par Guillaume est tout particulièrement très solidaire : elle reverse 5€ à une asso pour chacun de vos achats ! Bonne lecture pour en savoir plus !


Bonjour Guillaume ! On peut commencer par parler un peu de toi avant de parler plus précisément d’Arkhé Paris si tu veux bien. J’ai pu voir que tu travaillais dans une agence de voyages avant de commencer ton projet. Est-ce que tu pourrais donc nous parler un peu de ton parcours, et de l’élément déclencheur qui t’a poussé à entreprendre ?

Oui bien sûr ! Donc j’ai 31 ans et j’habite à Pantin. J’ai fait mes études dans le tourisme puis j’ai commencé à travailler, en stage puis en CDI, dans une agence de voyages. Après 6 ans dans ce domaine, je me sentais de moins en moins en phase avec le job que j’y occupais.

Je ne peux pas le cacher : c’était une superbe expérience, ça m’a permis de voyager et de découvrir le monde ! Cependant, au fil du temps, j’ai commencé à me sentir un peu hypocrite d’envoyer des personnes à l’autre bout du monde alors que de mon côté j’avais commencé à arrêter de voyager et à faire ma lessive maison par exemple, pour réduire mon impact écologique.

J’ai alors commencé à chercher un autre travail, à passer des entretiens où l’on me disait que je n’avais pas le profil… Et un matin, je me suis dit que je devais me lancer dans un projet qui me tenait à cœur et où je pouvais mettre davantage mes valeurs en avant. 

J’aimais les vêtements mais… Je suis alors partie sur cette piste, mais pour démarrer, je lançais quoi ? Je n’étais pas du milieu donc je me suis dit que le t-shirt ne devrait pas être trop compliqué pour un début, contrairement à un pantalon ou une chemise. 

À cette époque, on était encore en 2018, je travaillais encore en agence de voyages et je suivais des formations durant mes vacances. Le Covid est ensuite arrivé, j’ai été alors en chômage partiel à ne travailler qu’une heure par jour et j’ai commencé sérieusement à travailler sur ma marque.

Ce n’est qu’en novembre 2020 que je me suis mis à 100% dans le projet, pour lancer officiellement la marque en juillet 2021.

Actuellement, tu es donc seul sur ce projet : tu t‘occupes aussi bien des designs que de chercher tes fournisseurs. Quelle a été la tâche la plus dure à entreprendre ? 

Concernant les dessins, j’ai commencé à les travailler dès 2018. J’avais commencé par le perroquet et mon défi était de rendre le design à la fois parlant et minimaliste. 

D’ailleurs, c’est souvent quelque chose qu’on me reproche, que les designs sont « trop simple », mais ils n’ont rien de simples. Pour le perroquet, il faut savoir qu’il m’a fallu près de 25 étapes avant d’arriver à ce résultat ! 

Arkhé t-shirts
source : Arkhé IG

Je ne saurais pas vraiment te dire quelle étape a été la plus compliquée. J’ai commencé en 2018 donc en travaillant étape par étape, ça s’est fait plutôt naturellement. Je dirais même que c’est la période actuelle qui est la plus dure ! C’est le fait de gagner en visibilité, de gagner la confiance des clients, de présenter un t-shit fait en France face à la concurrence, il est là le vrai défi !

Tout à fait ! Tu m’as parlé rapidement de tes visuels. Tu as choisi des animaux qu’on retrouve sur six t-shirts différents. Est ce que tu pourrais me parler d’eux et de ce qu’ils représentent ? 

Je suis parti de mon expérience en agence de voyage comme source d’inspiration pour cette première collection. 

J’ai donc voulu créer six t-shirts en l’honneur des six continents du monde. En premier lieu, j’avais pensé représenter des monuments. Cependant, ce n’est pas si fédérateur que ça ! 

Finalement, les animaux apparaissaient comme une évidence ! Ça parle à tout le monde, sans avoir besoin d’avoir visiter le continent en question. 

En ayant en plus cette idée de sensibiliser à l’écoresponsabilité, j’ai pensé à imager des animaux en voie d’extinction pour certains des t-shirts.  

On retrouve le kangourou pour représenter l’Océanie, le perroquet pour les Amériques, le cerf pour l’Europe, l’éléphant pour l’Asie, le lion pour l’Afrique et le manchot pour l’Antarctique. 

Top ! Et à cela s’ajoute des noms pour les différents t-shirts aux significations particulières ?

Voilà, on retrouve le nom de villes présentent sur les continents. Par contre pour l’Antarctique, Adélie est le nom de la base scientifique française présente sur place mais c’est aussi le nom d’un manchot !

En plus de ces clins d’œil, tu as souhaité engager Arkhé au cœur d’actions associatives. 

C’était un moyen supplémentaire de mettre les valeurs qui me tiennent à cœur en avant.

J’ai donc voulu qu’elles aient autant une portée environnementale que sociale. 

Pour le premier aspect, je travaille avec Wings Of The Ocean, partenaire du t-shirt Sydney. C’est une association qui a pour but de dépolluer les océans et les littoraux. Concernant le t-shirt Manaus, je travaille avec All4trees. C’est une communauté engagée pour la préservation et la restauration des forêts. Et pour le t-shirt Adélie, c’est Notre Affaire à Tous. Elle lutte pour la préservation de la nature et pour l’instauration d’une justice climatique. 

Du point de vue social, le t-shirt Hanoï participe à aider Grain de Riz Grain de Vie. C’est une association qui scolarise de jeunes enfants au Laos et au Vietnam. Le modèle Nairobi est dédié à Equipop, une ONG qui œuvre pour le droit et la santé des femmes et des filles. Avec le t-shirt Paris, je travaille avec Urgence Homophobie qui lutte contre l’homophobie.

Félicitations pour toute cette organisation ! Dans la continuité de cet engagement, tu as choisi une fabrication française et tu travailles avec Low Impact, tu peux nous en parler ? 

Exactement, le coton est cultivé par une coopérative grecque. Celui-ci est filé à quelques kilomètres de son lieu de pousse et il est ensuite transformé en tissu, en Grèce également. Il traverse l’Europe en train et ce, jusqu’en France, puis il est dispatché dans les différents ateliers Low Impact.

Pour ma part, je travaille ensuite sur la broderie avec Adapei 80, situé à Amiens. C’est un établissement de service et d’aide par le travail qui emploie des personnes en situation de handicaps. Ça permet de favoriser leur emploi et leur insertion dans le monde du travail.  

Pour la sérigraphie du logo dans le col, je collabore avec un atelier situé à Bobigny. C’était un moyen de ne pas ajouter d’étiquettes parfois retirées parce qu’elles grattent !

Et tu es sur Pantin, ce n’est donc pas très loin de chez toi !  Le « fait en France » te tenait particulièrement à coeur ?

Généralement je réponds ceci : « Pourquoi faire ailleurs quelque chose qu’on peut faire ici ? ». 

Je pense qu’il est important de revaloriser le savoir-faire français. Ce serait totalement hypocrite de collaborer avec une association qui scolarise des enfants tout en faisant fabriquer mes t-shirts dans un pays qui en fait travailler.

J’aurais pu me tourner sur des pays européens mais au final, l’industrie textile française est vraiment qualitative. On trouve des ateliers un peu partout en France et pour ma part, j’ai choisi de produit dans le nord car ce n’est pas très loin de Paris. Pour moi tout est logique !

En plus de la localisation, tu mets également en avant le label Oeko-tex.

Je veux être transparent. Oeko-tex me permet notamment de montrer que le coton que j’utilise ne contient pas de produits chimiques pour la santé

A l’avenir j’aimerais aussi proposer un coton biologique.

Bientôt une année écoulée, ça fait environ huit mois que Arkhé est officiellement lancé, qu’as-tu prévu pour les mois à venir ?

Je travaille sur une collection de modèles noirs. Je fais plusieurs essais actuellement pour trouver les couleurs de broderies qui me plaisent le plus, ensuite j’aimerais laisser le choix final aux gens, leur permettre de voter. 

Par la suite, je réfléchis à proposer les designs des animaux sous la forme d’affiches.

Parfait ! Hâte de voir ça ! On peut suivre Arkhé Paris sur Facebook et Instagram puis se procurer les produits sur le site, c’est bien ça ? 

Je suis bien plus présent sur Instagram mais c’est ça ! Pour le site web, tout se passe sur arkhe.paris

Ensuite, on peut me retrouver sur des marketplace comme La Rue Française, Ma Boutique Française ou encore C’est Bien La France

En mode éthique, on me retrouve sur Ecône et Ekklo

Pour des revendeurs physiques, c’est le gros défi de l’année et j’attends actuellement des réponses de plusieurs boutiques, mais dès le mois d’avril on pourra trouver les modèles Paris & Manaus à la boutique « L’appartement français », situé en plein cœur du 4ème arrondissement de Paris.


Merci à Guillaume pour cette discussion ! N’hésitez pas à aller voir précisément les produits sur son site mais aussi les associations avec lesquelles il collabore !

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