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Deluge, la marque de vêtements techniques et élégants présente son trench Anae

bannière deluge paris

Découvre Deluge, une marque de mode aux pièces techniques et élégantes ! Co-fondée par Matisse et Antonin, Deluge représente le parfait compromis pour rester à l’abri de la pluie sans négliger son style. La marque est en campagne de crowfunding, ne trainez pas ! Bonne découverte !

L’interview de Matisse, Co-fondateur de Deluge

Bonjour Matisse ! Tu es le co-fondateur de Deluge. Avant de nous présenter davantage le projet que tu as créé avec Antonin, serait-il possible de revenir un peu arrière et de nous parler de vos parcours respectifs ?

Bonjour ! Mes parents sont tous deux designers et on peut dire que j’ai été quelque peu « influencé » pendant mon éducation. Rapidement, je me suis tourné vers un lycée d’Arts Appliqués. C’était une formation assez dure mais tout de même instructive et sympathique. 

A la suite de cela, je me suis tourné vers l’école de design Strate à Sèvres pour y faire un Master. Contrairement à la précédente, c’est une formation qui ne m’a trop plu par son modèle très scolaire alors que j’étais déjà dans une dynamique créative et entrepreneuriale. 

J’y suis resté 6 mois alors que je lançais un premier projet de marque de vêtements avec trois amis du lycée. On a démarré simplement avec des machines pour faire du flocage, un petit stock de sweat, de t-shirts et un logo. Ça s’appelait Squar et on faisait tout nous même. Avec un site web et des réseaux sociaux, on arrivait à faire fonctionner ça autour de nous. C’est un projet qui nous permettait de toucher un peu à tout. La marque a évolué au fil des années, on a réussi à grandir et à toucher un public plus large. On est passé de simples bases vierges au développement d’une identité plus forte de vêtements non teints uniquement couleur écrue et assez classiques dont on travaillait les coupes. 

A côté de ce projet, j’avais une réelle envie d’entreprendre et j’ai peu à peu créé des sites internet pour faire de l’achat, revente. Disons que ça m’a permis de mettre le pied à l’étrier et de comprendre un peu le monde professionnel avant de passer un diplôme universitaire d’entrepreneuriat à la Sorbonne. En parallèle, je me suis aussi formé à la suite Adobe pour devenir freelance graphiste.

Matisse et Antonin, fondateurs de Deluge

C’est au cours de ma formation entrepreneuriale que j’ai rencontré Antonin. Issu du milieu pharmaceutique, il est surtout vélotaffeur et par tous les temps !

Est-ce que c’est le vélo qui a quelque peu été l’élément déclencheur de ce projet ?

Antonin a toujours été très vélo dans sa vie quotidienne. Pour ma part, je pratique du VTT et du vélo de descentes depuis tout jeune mais c’est bien plus récemment que je me suis mis à pédaler pour mes trajets de tous les jours.

Quelles étaient donc vos motivations communes à monter un projet ensemble, qui plus est de marque de vêtements ? 

Voir et vivre l’évolution des mobilités douces nous a amené à un constat: pour se déplacer de façon écologique en ville, en France, il faut surtout qu’il fasse beau, ou alors il faut sévèrement sacrifier son look  !

C’était donc décidé : nous voulons créer des vêtements élégants et des équipements efficaces dédiés au utilisateurs de mobilité douce pour tous les temps. C’est ce besoin commun chez tous les utilisateurs de mobilité douce qui a fait germer en nous l’idée de Deluge.

Visiblement, vous avez des parcours et des compétences complémentaires. Est-ce cette complémentarité qui vous a fait collaborer ensemble ?

Exactement ! J’avais une expérience dans le lancement d’une marque mais mon projet s’essoufflait peu à peu, d’autant plus que je n’y voyais pas réellement de sens à long terme. Avec Deluge et cette rencontre avec Antonin, je retrouvais un projet sensé qui rejoignait un réel besoin.

Pour conforter notre idée qu’il pouvait y avoir une demande à ce niveau là, on a questionné nos proches et fait passer un sondage sur les réseaux sociaux. Ce qui ressortait le plus faisait référence au look et à la technicité. Les gens avaient également du mal à trouver le parfait compromis.

Vous avez des parcours de vie différents et une approche de ce projet tout aussi différente. D’un point de vue mode, est ce que vous vous retrouviez néanmoins ?

Clairement ! De base, je suis davantage porté sur un style streetwear tandis qu’Antonin a des goûts bien plus formels. 

Pour ce premier produit Deluge, on voulait quelque chose d’à la fois utile et esthétique. Nous avons réfléchi à notre trench de manière à ce qu’il plaise à des personnes entre 25 et 60 ans. Je suis pour ainsi dire presque en dehors de notre cible et j’ai donc particulièrement mis mes goûts personnels de côtés pour me mettre à la place de nos futurs utilisateurs.

Cette première pièce est un trench destiné aux femmes. Est ce que vous avez pour volonté de sortir un vêtement masculin prochainement ?

Effectivement, nous avons commencé par une pièce féminine et nous travaillons un trench homme pour le proposer dès septembre-octobre prochains.

L’idée de démarrer avec un vêtement unisexe a tout de suite été écarté. Nous souhaitions quelque chose d’élégant et davantage cintré pour les femmes.

Ce trench est appelé Anae. Peux-tu nous parler de ce nom ?

Anae veut dire Grâce en référence à l’élégance que nous souhaitions lui donner. C’est un nom qui contrebalance à Deluge et à cet esprit très technique.

Côté couleurs, votre trench est disponible en beige et en bleu marine. Pourquoi ce choix ?

C’est bien ça ! On a gardé de nombreux détails du trench iconique qu’on peut retrouver chez Burberry et notamment ce beige très représentatif. Le beige et le bleu sont des couleurs qui sont beaucoup ressortis dans le questionnaire que nous avons fait circuler. 

Le bleu choisi donne un côté à la fois plus moderne mais aussi plus discret. Nous ne sommes pas  fermés à l’idée de développer de nouvelles couleurs à l’avenir mais il était important de démarrer avec des teintes qui plaisent au plus grand nombre.

En plus de développer un modèle durable par ses caractéristiques d’imperméabilités, vous avez choisi des matières responsables. Pourquoi ce choix ?

Tout a été pensé pour avoir un beau rendu final. Partir sur un produit tout synthétique n’était pas envisageable, nous ne souhaitions pas d’une pièce à l’aspect cartonneux, brillant… similaire à un imper’. 

L’idée était de proposer un produit qui ne semble pas technique visuellement. Pour cela, on s’est rapproché d’un tisserand italien qui propose un tissu qualitatif et technique comprenant du coton.

Nous avions pour volonté de ne pas faire de concessions sur la qualité, la technicité et la durabilité de la matière pour nous assurer un standing certain et responsable. 

On peut voir que nous nous sommes appliquées sur tous les détails : les soudures des coutures, les accessoires… Les boutons sont dessinés par un créateur partenaire parisien et confectionnés en résine recyclé dans le Jura​ !

En parlant d’imperméabilité, je suppose que c’est une caractéristique technique difficile à développer…

Il faut avouer que c’est un processus assez long… Nous avions pour souhait de trouver le meilleur compromis entre l’imperméabilité et la respirabilité. La membrane que nous avons trouvé nous permet d’avoir le meilleur rendement ! 

On peut même lire que vous utilisez du Seaqual pour la doublure, une matière confectionnée à partir de déchets des océans. Était-ce une volonté d’utiliser des matières innovantes ? 

Il est vrai que dans un premier temps, nous souhaitions des matières recyclées pour la totalité du modèle. Pour être franc, notre matière principale, en l’occurrence la membrane, ne l’est pas. C’est une frustration mais c’est une des prochaines étapes à développer.

On a tout de même réussi à développer un produit à la fois qualitatif, durable et conçu au plus proche

Pour la doublure, on est bien sûr du 100% recyclé avec le Seaqual !

Comme tu as pu l’évoquer, vous avez fait le choix d’une fabrication proche de chez nous. Peux-tu nous en parler ?

Tout à fait ! Nous préférons prôner cette fabrication au plus proche plutôt que dire que nous fabriquons localement. 

Nous aurions pu fabriquer nos vêtements en France mais cela nous aurait obligé à dépasser les 1000 euros en prix de vente. Ce n’était pas possible ! 

Pour être tout à fait transparent, notre partenaire réalise les parties de prototypages, de préparations et de découpes en amont de la fabrication. L’assemblage et la couture ont ensuite lieu dans une usine partenaire au sein de l’Union Européenne. Les pièces reviennent ensuite en France où elles sont checkées et préparées pour les commandes. 

Cette fabrication européenne nous permet de faire un compromis entre une production locale et un prix adéquat.

Vous êtes actuellement en campagne de crowdfunding et vous avez dépassé les 40 % ! Félicitations et nous croisons les doigts pour la suite ! Comment celle-ci se passe-t-elle ?

Merci ! On espère aussi ! Il est difficile de proposer en précommande un produit de cette gamme de prix mais on y croit fort ! 

Deluge Paris Trench Anae

Pour résumer notre campagne : il est possible d’avoir un trench à un tarif préférentiel grâce à l’offre Early Bird. Cette offre est à destination des 40 premiers clients. Bien sûr si vous souhaitez prendre deux produits, un tarif est également prévu !

Sur votre page de financement participatif, on peut lire qu’elle va en partie vous permettre de développer la suite. A quoi pensez-vous ?

Dans l’immédiat, nous réfléchissons à un modèle homme mais d’autres idées sont aussi en réflexion. Nous pensons notamment à une pièce plus accessible, de nouvelles couleurs ou encore à divers accessoires. Créer une gamme complète est un de nos objectifs ! 

On l’espère pour vous ! Le projet est donc à suivre sur Instagram et Facebook

Tout à fait ! Ensuite, nous invitons les personnes à découvrir notre campagne de crowdfunding sur ulule :

Pour ceux qui ont la possibilité de passer à Vélo In Paris, nous y serons le 29 mai avec des modèles du trench Anaé. Surtout n’hésitez pas à nous contacter directement pour venir à notre rencontre.

Notre site web sera quant à lui un site marchand à la suite de la campagne.


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